mardi 25 août 2015

Love Letters to the Dead - Ava Dellaira

Aux éditions Michel Lafon, 2014, 316 pages

Une simple rédaction demandée par un prof : écrire à un disparu. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande sœur May l'adorait. Et qu'il est mort jeune, comme May. Si elle ne rend jamais son devoir, très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres à Amy Winehouse, Heath Ledger... A ses confidents inattendus, elle raconte sa première année de lycée, sa famille décomposée, ses nouveaux amis, son premier amour. Mais avant d'écrire à la seule disparue qui lui tient vraiment à cœur, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s'est vraiment passé la nuit où May est décédée.





Mon avis -

En règle générale, je fuis tout ce qui est contemporain. Mais la couverture était très belle (merci aux éditions Michel Lafon pour avoir gardé la même que l'édition anglaise !), et j'avais envie de lire quelque chose de simple et sans prise de tête. Alors je me suis laissée tenter. Malheureusement, je n’ai pas été entièrement convaincue par ma lecture, et je ne sais toujours pas si oui ou non j’ai apprécié ce livre.

Le récit est raconté à la première personne par la plume fictive de Laurel, une jeune fille qui a perdu sa sœur et qui s’est toujours sentie coupable de sa mort. Néanmoins, elle m'a parue très autocentrée et parfois même égoïste. Cela m’a un peu (beaucoup ?) tapé sur les nerfs et je ne suis pas parvenue à m’attacher pleinement à son personnage. Les remords l’empêchent d’être elle-même et elle en vient d’ailleurs à vouloir ressembler à sa défunte sœur, tant elle l'admirait. Comme on peut le deviner au nom du livre, elle va se mettre à rédiger des lettres à des personnalités décédées, un peu comme on le ferait avec un journal intime. C’était à la base un devoir, mais elle va petit à petit confier ses peines et ses secrets à ses personnes de l'au-delà, et s’inspirer de leur courage pour apprendre à s'ouvrir aux autres et être pleinement elle-même. 

Contre toute attente, ce sont les personnages secondaires qui m’ont vraiment conquis. Hannah, Natalie, Kristen et Tristan, les amis de Laurel au lycée, dégagent à eux tous quelque chose de vraiment fort. Ils sont travaillés en profondeur, ce qui leur apporte un côté réaliste et sincère que j’ai adoré. Ils font des bêtises, mais ils ont aussi une philosophie, une manière de penser qui a su me séduire. Je pense notamment à Tristan qui est toujours de bon conseil et qui agit comme un grand frère à l’égard de Laurel.

Deux points négatifs que je retiens de ce roman : l’adoration un peu trop poussée de Laurel envers sa sœur (limite irréaliste…), et le côté sex, drug and rock’n’roll des personnages. Il me semble que Natalie, Hannah et Laurel ont quelque chose comme 15 ans, et pourtant ça fume, ça boit, ça fait le pont la nuit et certaines ne sont déjà plus vierges. Alors je veux bien qu’à 15 ans on soit en pleine rébellion, mais… à ce point ?! J’ai eu beaucoup de mal à digérer ce fait, et c’est en très grande partie ce qui m’a empêchée de considérer ce livre comme un coup de cœur.

Car si je ne suis pas tombée sous le charme du livre, le style de l’auteur ne m'a pas laissée de marbre. La plume de l’auteur est enchanteresse. C'est fluide, ça vient tout seul et c'est empreint de sérénité et d'émotion. Il réside entre ses mots une véritable poésie. Ava Dellaira a su faire de Love Letters to the Dead un véritable hymne à l’espoir et à l’amitié. J'espère bientôt pouvoir retrouver sa plume dans un nouveau roman (qui me plaira davantage si possible), car j'en suis réellement tombée amoureuse.

Ma note : 7 / 10


« Et peut-être que grandir, c'est comprendre qu'on peut être autre chose qu'un personnage qui va là où l'histoire le pousse. C'est comprendre que cette histoire, on peut aussi en être l'auteur. »

dimanche 23 août 2015

Les Anges Déchus T2, Crescendo - Becca Fitzpatrick

Aux éditions Pocket, 2012, 380 pages

Après une année tourmentée, Nora peut enfin savourer le bonheur dans les bras de Patch, son âme sœur, son ange gardien. Mais le meurtre de son père revient la hanter et Nora est à la recherche de réponses. Alors même que Patch est de plus en plus énigmatique et distant... Et si le père de Nora était une victime du conflit ancestral opposant anges déchus et Néphilims ?  Et si Patch était lié de près à sa mort ? Secret, dissimulation, ambivalence... Nora est seule face aux zones d'ombre qui l'entourent et lever le voile sur la vérité peut parfois se révéler fatal...







Mon avis -

Ce second tome a été une grande déception pour moi. Hush Hush annonçait déjà la couleur avec son histoire d'amour similaire à Twilight, mais l'histoire avait du potentiel et j'espérais retrouver cette même force dans Crescendo. J'ai visiblement eu tort. Les personnages ont perdu leur saveur. Les protagonistes de Hush Hush ont complètement disparus ! Nora n'est plus cette héroïne pleine de panache que j'appréciais dans le premier tome, mais une jeune fille en mal d'amour qui ne fait que se plaindre et tout rapporter à sa personne, faisant passer son amour propre avant tout. Nouvelle déception concernant le changement soudain de comportement de Marcie, l'ennemie de toujours de Nora. Certes, elle ne s'est pas subitement transformée en sainte, mais elle m'est apparue moins peste que dans le premier tome et ce sans que l'autrice ne nous donne de quelconques explications. Même Patch, le beau, le ténébreux Patch a perdu de son charme. Son rôle est mis en second plan et à part ses disputes (enfantines) avec Nora, il n'a pas de grand intérêt dans ce tome.

En revanche, petit coup de cœur pour Scott. Son caractère n'a rien de nouveau, proche de celui bad-boy de Patch et sournois d'Elliot, mais il a ce quelque chose d'attachant. Et là encore, Becca Fitzpatrick m'a étonnée. Tout au long de ma lecture, je n'ai fait qu'échafauder des théories sur le rôle de Scott là-dedans. Son rôle me semble encore très brouillon, mais j'espère le retrouver dans le troisième tome et en apprendre plus sur lui.

L'intrigue quant à elle, est lente à se mettre en place et j'ai très rapidement éprouvé un certain énervement à lire encore et toujours les plaintes de Nora qui n'en finissaient plus. Il a fallu attendre les ¾ du livre pour qu'enfin je rentre complètement dans l'histoire. Malgré le fait que la romance sur-dosée occupe une place prépondérante dans Crescendo, j'ai adoré la manière dont l'autrice arrivait à glisser une intrigue beaucoup plus prenante entre les lignes. Malheureusement, le dénouement m'a paru un peu factice, dans le sens où il est très proche de celui du premier tome. Dommage, car ce mystère m'a véritablement tenue en haleine pendant une bonne partie de ma lecture. Deuxième point positif et qui est d'ailleurs le point clé qui me force à acheter Silence : la Main noire. Pour éviter tout spoiler, je ne vais pas m'y attarder longuement mais... Chapeau bas. J'ai beau me tordre l'esprit à essayer de trouver le pourquoi du comment et les liens entre tous les personnages, je ne comprends pas. Il est impossible de s'en tenir à cette fin et c'est un très bon moyen qu'a trouvé Becca Fitzpatrick pour nous pousser à acheter les derniers tomes de la saga.


Ma note : 5 / 10


« C'est drôle, on parle toujours de voyeurs, jamais de voyeuses. »
Même dans la pénombre, je devinai qu'il souriait.