mardi 25 août 2015

Love Letters to the Dead - Ava Dellaira

Aux éditions Michel Lafon, 2014, 316 pages

Une simple rédaction demandée par un prof : écrire à un disparu. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande sœur May l'adorait. Et qu'il est mort jeune, comme May. Si elle ne rend jamais son devoir, très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres à Amy Winehouse, Heath Ledger... A ses confidents inattendus, elle raconte sa première année de lycée, sa famille décomposée, ses nouveaux amis, son premier amour. Mais avant d'écrire à la seule disparue qui lui tient vraiment à cœur, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s'est vraiment passé la nuit où May est décédée.





Mon avis -

En règle générale, je fuis tout ce qui est contemporain. Mais la couverture était très belle (merci aux éditions Michel Lafon pour avoir gardé la même que l'édition anglaise !), et j'avais envie de lire quelque chose de simple et sans prise de tête. Alors je me suis laissée tenter. Malheureusement, je n’ai pas été entièrement convaincue par ma lecture, et je ne sais toujours pas si oui ou non j’ai apprécié ce livre.

Le récit est raconté à la première personne par la plume fictive de Laurel, une jeune fille qui a perdu sa sœur et qui s’est toujours sentie coupable de sa mort. Néanmoins, elle m'a parue très autocentrée et parfois même égoïste. Cela m’a un peu (beaucoup ?) tapé sur les nerfs et je ne suis pas parvenue à m’attacher pleinement à son personnage. Les remords l’empêchent d’être elle-même et elle en vient d’ailleurs à vouloir ressembler à sa défunte sœur, tant elle l'admirait. Comme on peut le deviner au nom du livre, elle va se mettre à rédiger des lettres à des personnalités décédées, un peu comme on le ferait avec un journal intime. C’était à la base un devoir, mais elle va petit à petit confier ses peines et ses secrets à ses personnes de l'au-delà, et s’inspirer de leur courage pour apprendre à s'ouvrir aux autres et être pleinement elle-même. 

Contre toute attente, ce sont les personnages secondaires qui m’ont vraiment conquis. Hannah, Natalie, Kristen et Tristan, les amis de Laurel au lycée, dégagent à eux tous quelque chose de vraiment fort. Ils sont travaillés en profondeur, ce qui leur apporte un côté réaliste et sincère que j’ai adoré. Ils font des bêtises, mais ils ont aussi une philosophie, une manière de penser qui a su me séduire. Je pense notamment à Tristan qui est toujours de bon conseil et qui agit comme un grand frère à l’égard de Laurel.

Deux points négatifs que je retiens de ce roman : l’adoration un peu trop poussée de Laurel envers sa sœur (limite irréaliste…), et le côté sex, drug and rock’n’roll des personnages. Il me semble que Natalie, Hannah et Laurel ont quelque chose comme 15 ans, et pourtant ça fume, ça boit, ça fait le pont la nuit et certaines ne sont déjà plus vierges. Alors je veux bien qu’à 15 ans on soit en pleine rébellion, mais… à ce point ?! J’ai eu beaucoup de mal à digérer ce fait, et c’est en très grande partie ce qui m’a empêchée de considérer ce livre comme un coup de cœur.

Car si je ne suis pas tombée sous le charme du livre, le style de l’auteur ne m'a pas laissée de marbre. La plume de l’auteur est enchanteresse. C'est fluide, ça vient tout seul et c'est empreint de sérénité et d'émotion. Il réside entre ses mots une véritable poésie. Ava Dellaira a su faire de Love Letters to the Dead un véritable hymne à l’espoir et à l’amitié. J'espère bientôt pouvoir retrouver sa plume dans un nouveau roman (qui me plaira davantage si possible), car j'en suis réellement tombée amoureuse.

Ma note : 7 / 10


« Et peut-être que grandir, c'est comprendre qu'on peut être autre chose qu'un personnage qui va là où l'histoire le pousse. C'est comprendre que cette histoire, on peut aussi en être l'auteur. »

dimanche 23 août 2015

Les Anges Déchus T2, Crescendo - Becca Fitzpatrick

Aux éditions Pocket, 2012, 380 pages

Après une année tourmentée, Nora peut enfin savourer le bonheur dans les bras de Patch, son âme sœur, son ange gardien. Mais le meurtre de son père revient la hanter et Nora est à la recherche de réponses. Alors même que Patch est de plus en plus énigmatique et distant... Et si le père de Nora était une victime du conflit ancestral opposant anges déchus et Néphilims ?  Et si Patch était lié de près à sa mort ? Secret, dissimulation, ambivalence... Nora est seule face aux zones d'ombre qui l'entourent et lever le voile sur la vérité peut parfois se révéler fatal...







Mon avis -

Ce second tome a été une grande déception pour moi. Hush Hush annonçait déjà la couleur avec son histoire d'amour similaire à Twilight, mais l'histoire avait du potentiel et j'espérais retrouver cette même force dans Crescendo. J'ai visiblement eu tort. Les personnages ont perdu leur saveur. Les protagonistes de Hush Hush ont complètement disparus ! Nora n'est plus cette héroïne pleine de panache que j'appréciais dans le premier tome, mais une jeune fille en mal d'amour qui ne fait que se plaindre et tout rapporter à sa personne, faisant passer son amour propre avant tout. Nouvelle déception concernant le changement soudain de comportement de Marcie, l'ennemie de toujours de Nora. Certes, elle ne s'est pas subitement transformée en sainte, mais elle m'est apparue moins peste que dans le premier tome et ce sans que l'autrice ne nous donne de quelconques explications. Même Patch, le beau, le ténébreux Patch a perdu de son charme. Son rôle est mis en second plan et à part ses disputes (enfantines) avec Nora, il n'a pas de grand intérêt dans ce tome.

En revanche, petit coup de cœur pour Scott. Son caractère n'a rien de nouveau, proche de celui bad-boy de Patch et sournois d'Elliot, mais il a ce quelque chose d'attachant. Et là encore, Becca Fitzpatrick m'a étonnée. Tout au long de ma lecture, je n'ai fait qu'échafauder des théories sur le rôle de Scott là-dedans. Son rôle me semble encore très brouillon, mais j'espère le retrouver dans le troisième tome et en apprendre plus sur lui.

L'intrigue quant à elle, est lente à se mettre en place et j'ai très rapidement éprouvé un certain énervement à lire encore et toujours les plaintes de Nora qui n'en finissaient plus. Il a fallu attendre les ¾ du livre pour qu'enfin je rentre complètement dans l'histoire. Malgré le fait que la romance sur-dosée occupe une place prépondérante dans Crescendo, j'ai adoré la manière dont l'autrice arrivait à glisser une intrigue beaucoup plus prenante entre les lignes. Malheureusement, le dénouement m'a paru un peu factice, dans le sens où il est très proche de celui du premier tome. Dommage, car ce mystère m'a véritablement tenue en haleine pendant une bonne partie de ma lecture. Deuxième point positif et qui est d'ailleurs le point clé qui me force à acheter Silence : la Main noire. Pour éviter tout spoiler, je ne vais pas m'y attarder longuement mais... Chapeau bas. J'ai beau me tordre l'esprit à essayer de trouver le pourquoi du comment et les liens entre tous les personnages, je ne comprends pas. Il est impossible de s'en tenir à cette fin et c'est un très bon moyen qu'a trouvé Becca Fitzpatrick pour nous pousser à acheter les derniers tomes de la saga.


Ma note : 5 / 10


« C'est drôle, on parle toujours de voyeurs, jamais de voyeuses. »
Même dans la pénombre, je devinai qu'il souriait. 

vendredi 31 juillet 2015

Endgame T1, L'Appel - James Frey & Nils Johnson-Shelton

Aux éditions Gallimard, 2014, 544 pages

ENDGAME EST UNE RÉALITÉ. ENDGAME A COMMENCÉ.

Douze jeunes élus, issus de peuples anciens. L'humanité tout entière descend de leurs lignées, choisies il y a des milliers d'années. Ils sont héritiers de la Terre. Pour la sauver, ils doivent se battre, résoudre la Grande Énigme.
L'un d'eux doit y parvenir, ou bien nous sommes tous perdus. Ils ne possèdent pas de pouvoirs magiques. Ils ne sont pas immortels. Traîtrise, courage, amitié, chacun suivra son propre chemin, selon sa personnalité, ses intuitions et ses traditions.
Il n'y aura qu'un seul vainqueur.




Mon avis - 

Un page-turner imparfait. C'est ce que j'ai pensé en finissant ma lecture de ce premier tome.

Intitulé Endgame, le livre pourrait faire croire qu'il s'agit d'un remix de Hunger Games. Que nenni ! Ici, la fin du monde est proche et un dieu/extraterrestre (?!) nommé kepler 22b réunit les descendants de plusieurs anciennes tribus dont la victoire au jeu garantira la survie de leur peuple. C'est un peu tiré par les cheveux, mais c'est un concept accrocheur. Dommage, car il reste malheureusement très incomplet et vague. James Frey et Niles Johnson-Shelton ne nous donnent que très peu d'éléments de compréhension dans ce premier tome.

Ceci mis à part, on ne s'ennuie pas au fil de notre lecture. Les actions s'enchaînent, les alliances comme les meurtres. Endgame n'est pas à la base un jeu où tuer fait partie des règles, mais c'est à qui sera le premier à résoudre les énigmes posées par ce peuple ancestral, et tous les coups sont permis. Avec un tel rythme, c'est là un de ces livres que l'on ne veut pas lâcher tant qu'on ne l'a pas entièrement terminé.

Malheureusement, j'ai également rencontré beaucoup de points négatifs. Déjà, le style de l'auteur, qui est assez particulier. Les phrases sont brèves et cadencent la lecture, les descriptions sont bien menées et très détaillées, chiffres à l'appui. Autant j'ai trouvé que ça marchait bien, autant c'était déstabilisant. Certes sans doute pour s'immerger davantage dans l'esprit d'énigme etc., mais c'est peut-être un peu excessif. Savoir que « Baitsakhan a 13 ans depuis 7,23456 jours » ne me semble pas ce qu'il y a de plus intéressant...

Viennent ensuite les personnages, aka le gros point faible de l'histoire à mes yeux. Trop nombreux, au caractère ou à la personnalité pas assez travaillés, et beaucoup n'apportent pas grand-chose à l'histoire. J'ai eu énormément de mal à retenir qui était qui, et le fait que ceux-ci emploient majoritairement leur nom de tribus pour se désigner entre eux n'était d'aucune aide. Pour en revenir à leur personnalité (quasi-inexistante), ils sont tous obnubilés par leur énigme et l'idée de se débarrasser des autres, les relations qui se tissent tombent un peu comme un cheveu dans la soupe. Bref, il s'agit d'une salade très très fade de personnages. Résultat, je pensais m'attacher à ne serait-ce qu'un protagoniste, mais rien.

Endgame L'Appel a du potentiel, qui n'a pas été bien exploité à mes yeux. Le second tome est annoncé pour cet octobre, j'espère qu'il répondra à mes questions !

(Ah oui, et je n'ai strictement rien compris à l'énigme proposée aux lecteurs. Je serais une très mauvaise Joueuse...)

Ma note : 7 / 10


samedi 27 juin 2015

New Victoria (l'intégrale, livre 1) - Lia Habel

Intégrale T1 + T2 aux éditions Bragelonne, 2014, 792 pages

New Victoria : une civilisation high-tech obéissant aux codes et aux modes de l'ère victorienne, dont les frontières sont menacées par des rebelles curieusement difficiles à tuer. Bien loin des combats armés, Nora, jeune aristocrate en crinoline, a un destin tout tracé : épouser un membre de la haute société et collectionner les robes de bal. Faire honneur à la mémoire de son père, l'éminent docteur Dearly. Rien, dans sa délicate éducation victorienne, ne l'a préparée à un violent kidnapping, ni à survivre dans le camp d'une faction rebelle. Et pourtant elle devra surmonter ses craintes et ses préjugés pour comprendre la nature du véritable danger qui menace les vivants... comme les morts. 





Mon avis -

Le livre me faisait envie depuis des mois. Déjà, rien qu'à la couverture des éditions Castelmore, j'en étais amoureuse. Mais lorsque j'ai vu que les éditions Bragelonne avaient sorti une version intégrale (ci-dessus), comprenant donc les deux tomes de la série, avec une couverture à tomber et des pages aux bords dorés (la grande classe, s'il-vous-plaît !), eh bien je n'ai pas pu résister plus longtemps. Il faut savoir déjà que j'adore l'imaginaire steampunk et l'époque victorienne est de loin l'une de mes préférées dans l'histoire, alors c'était tout bénef.

Pourtant, c'est avec déception que j'entamai ce tome. La plume de l'auteur a beau être agréablement belle, les descriptions durant les cinquante premières pages m'ont parue longues et plates. Certes, il est normal que l'auteur prenne le temps de nous détailler ce monde où se mêle univers victorien et technologies futuristes dont nous ignorons tout, mais l'intrigue était quasiment inexistante, de même que l'action.

Ensuite, tout s’enchaîne. Nora et Pamela, deux meilleures amies faisant leurs études dans une école prestigieuse afin de devenir de parfaites ladies, voient leur monde s'effondrer avec l'apparition d'étranges protagonistes : des zombies qui parlent (oui, oui, de vraies phrases et non des râles repoussants), avec un esprit en état qui ne se résume pas à "manger cerveaux" et un libre arbitre. Nora va très vite faire la connaissance de l'un d'entre eux, un jeune zombi dénommé Bram, et finit par lui accorder sa confiance. Cela peut paraître invraisemblable, mais après quelques pages, on s'y fait et on y prend goût.

Mais le côté "on sort des traditions" ne s'arrête pas là ! Lia Habel semble avoir la ferme intention de rejeter les clichés des zombis dévoreurs de cervelles et vouloir les mettre sur le même piédestal qu'une autre catégorie de morts-vivants bien connus : les vampires. Et ça marche. Bram est... Je l'adore. Beaucoup. Et pourtant c'est un zombi, mais c'est impossible de ne pas l'aimer. Tout dans son comportement nous fait oublier ce qu'il est. Et c'est dérangeant, voire carrément malsain. J'ai encore du mal à me faire une véritable idée de ce à quoi Bram et sa clique ressemble. En effet, avec tous les films de zombis qui existent, il est aisé de s'imaginer des hommes en décomposition, les membres décharnés et l'air hagard. Mais imaginer ce genre de personne avec une personnalité attachante à ce point, c'est dur. Encore plus avec le sarcasme et l'humour de Tom et Chas, zombis eux aussi, mais Dieu comme je les adore !

Quant à la narration, le point de vue change à chaque chapitre. Cela peut peut-être en repousser quelques uns mais pourtant, j'ai trouvé l'idée bonne. Ainsi, l'auteur nous permet d'en savoir plus sur les différents personnages de l'histoire, d'être sur la même longueur d'onde qu'eux et d'avoir une vision plus globale des choses. Si Pamela me paraissait sympathique mais sans plus lorsque je lisais le point de vue de Nora, je peux vous garantir qu'avec les chapitres consacrés à celle-ci, je suis restée bouche-bée. Cette fille est en fait géniale. C'est d'ailleurs l'un des seuls personnages qui nous est décrit en train de se battre, et croyez-moi elle n'a pas froid aux yeux ! Parce que oui, voilà LE point faible de ce premier tome de New Victoria : zéro sensation forte. Aucune vraie scène de combat si ce n'est les techniques d'auto-défense de Pam. Je m'attendais à beaucoup plus, et avec une plume aussi belle j'avais hâte de voir ce que cela pouvait donner, mais l'auteur n'a pas répondu à mes attentes.

Pourtant, même avec ce manque d'action, New Victoria est un page turner incroyable. L'intrigue est bien menée et l'auteur semble ne rien laisser au hasard. Dommage que la fin soit un peu précipitée, ce n'est pas passé loin pour que ce soit un coup de cœur. En conclusion, ce livre reste une révélation que je vous conseille vivement.


Ma note : 8.5 / 10


« - [...] Bon Dieu ! les gars, je n'arrête pas de la revoir sur ce toit, dans sa jolie robe, en train de tirer sur ces foutus machins. Ce... c'était beau. Je vous jure, tellement beau que la seule explication envisageable doit être l'existence d'un dieu aimant et trop génial. Mes amis, je crois que j'ai découvert la foi. »

vendredi 26 juin 2015

Chroniques de Zombieland T1, Alice au pays des zombies - Gena Showalter


Aux éditions Harlequin (Darkiss), 2013, 521 pages

Moi, Alice, j'ai cessé de me croire au pays des merveilles le jour où je les ai vus. Eux, les monstres. Ils existent. Ils ont pris ma petite sœur. Ils ont dévoré mes parents. Bientôt, ils seront partout et ils dévoreront vos familles, vos copains, notre monde... Vous voulez ça ? Non, moi non plus. Alors, je vais rejoindre Cole et sa bande, et avec eux, je vais me battre jusqu'à la mort s'il le faut. Contre les monstres ... les Zombies.









Mon avis -

Vous aimez les adolescentes qui n'ont pas froid aux yeux ? Les bad-boys ? Les combats contre les zombies ? Mais le tout surmonté d'une pointe d'humour ? Félicitations, vous avez trouvé le livre parfait.

Il faut dire ce qu'il en est, ce premier tome des Chroniques de Zombieland est une petite merveille. La couverture est superbe et le titre est accrocheur — et il ne faut pas s'y référer. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Alice au Pays des Zombies est loin, très loin d'être une adaptation contemporaine / post apocalyptique d'Alice au Pays des Merveilles. Les seules ressemblances avec le célèbre conte s'arrêtent au prénom de l'héroïne, Alice, et au mystérieux nuage en forme de lapin. Parfois, l'autrice nomme ses chapitres avec un clin d'œil au conte (Un thé chez les fou sanguinaires, ou encore Qu'on lui coupe la tête !), mais rien d'autre.

Loin d'être un personnage de conte, vous l'aurez compris, notre protagoniste principale a un caractère bien à elle. D'une jeune fille brisée par les coups du destin, elle nous montre rapidement qu'elle ne manque pas d'ambition et n'est pas du genre à se laisser abattre. Elle est loyale, n'a peur de rien, et a une répartie ma-gni-fique
Kat, sa meilleure amie, est un personnage que j'adore. Malgré ce qu'elle traverse, elle supporte ce lourd poids sur ses épaules au nom de l'amour et de l'amitié, et ne laisse paraître que sa bonne humeur. Sans oublier que son humour est un véritable rayon de soleil, apportant une touche de fraîcheur au roman.
Quand aux bad-boys... Il n'y en a pas qu'un ici, mais toute une bande et ce pour notre plus grand bonheur. Et des tueurs de zombies, qui plus est. Malheureusement, on ne sait pas grand-chose d'eux, mais derrière leur allure froide et bagarreuse, il est certain qu'ils ont un grand cœur. Et puis, le chef de ce petit groupe, Cole, est une version on ne peut plus séduisante du mauvais garçon classique. Son personnage dégage un charisme fou et son sarcasme est à tomber.

L'intrigue en elle-même pourrait paraître banale : il existe un tas de romans post-apocalyptiques dans lesquels des morts-vivants affamés viennent terroriser les humains, mais ce n'est qu'un leurre. Point positif ou point négatif, cela dépend de vos goûts, les zombies décrits dans ce livre ne sont pas ceux auxquels nous ont habitués la littérature ou les films jusqu'alors. Personnellement, je trouve que c'est ici ce qui fait le charme et le caractère unique de cette saga. Et je préfère d'ailleurs croire que les zombies sont comme ceux des Chroniques de Zombieland plutôt que nos copains de The Walking Dead.

L'enchaînement narration / discours est justement dosé et l'on est rapidement pris dans l'histoire. C'est un de ces livres où durant ma lecture, je n'ai plus vu le temps passer, notamment arrivée à mi-chemin de l'aventure. Les rebondissements et les combats s'enchaînent, et l'on ne s'en lasse pas. La plume est fluide, les actions sont bien menées, tout comme les descriptions qui ne manquent pas. Bref, un coup de cœur


Ma note : 10 / 10


« - Etes-vous entrain de suggérer que je suis de mèche avec les zombies ? Que je les ai payés pour feindre de m'attaquer afin de vous obliger à me laisser rejoindre vos rangs ?
- Est-ce le cas? à interrogé M. Holland.
- Mais évidemment, ai-je répondu d'une voix aigre-douce. Vous avez raison. J'ai dîné avec John Zombie la semaine dernière. On s'est régalés: steaks saignant et une bouteille de O positif. Il m'a révélé tous ses secrets, mais c'est bien dommage: je lui ai promis que je ne dirais rien. En échange, je lui ai demandé de réunir ses meilleurs potes pour me courir après dans le jardin de ma copine. Oh! Et puis, bien sûr, je leur ai dit que ça ne me posait aucun problème qu'il me prennent comme amuse-gueule. De toute façon, garder ses organes sur soi est totalement ringard, non ? »

jeudi 25 juin 2015

Les Anges Déchus T1, Hush hush - Becca Fitzpatrick

Aux éditions Pocket Jeunesse, 2011, 364 pages

L'amour ne faisait pas partie des plans de Nora Grey. Elle n'avait jamais été particulièrement attirée par les garçons de son école, même si sa meilleure amie, Vee, faisait tout pour ça. Mais ça, c'était avant l'arrivée de Patch. 

Avec son sourire et ses yeux qui semblent voir à l'intérieur d'elle-même, Nora est attirée vers lui malgré elle. Mais après une série de rencontres effrayantes, Nora ne sait plus en qui avoir confiance. Patch apparaît partout où elle est et semble en savoir plus sur elle que ses meilleurs amis. Elle ne sait trop si elle doit lui tomber dans les bras ou s'enfuir. Et quand elle décide de chercher des réponses, elle entrevoit une vérité plus troublante encore.




Mon avis -

Une histoire prenante et ce presque dès le début de notre lecture. Dès les premières pages, l'autrice nous plonge dans l'intrigue en nous présentant sur un plateau d'argent une héroïne assez banale, Nora, et un personnage sombre et énigmatique (et attirant) qui semble surgir de nulle part. Les actions s'enchaînent et le mystère se fait de plus en plus ressentir. Qui est derrière tout ça ? Et pourquoi ? Nora se retrouve en effet au milieu d'un tas d'événements qui la dépassent bien vite. L'aura mystique qui plane au-dessus du nouvel élève, Patch, l'attire et l'épouvante, alors que les péripéties, qui semblent toutes liées à ce garçon, se suivent à une vitesse effrayante. D'autant que ce garçon finit par complètement l'obséder, et on la comprend. Le personnage de Patch, sa beauté évidente, ses répliques mordantes et son mystère envoûtant a tôt fait de nous charmer. Bien qu'il soit le parfait stéréotype du mauvais garçon séduisant à souhait qui s'entiche de l'héroïne, on ne peut en vouloir à l'autrice de nous servir un tel cliché. Les secrets qu'il tente de garder nous poussent, tout comme Nora, à toujours chercher à en connaître davantage sur lui. 

S'en vient ensuite la rencontre de Nora avec Elliot, un garçon qui semble lui courir après mais qui ne fait qu'envenimer les choses. C'est d'ailleurs l'un de mes personnages favoris dans ce premier tome (déjà que j'adore ce prénom...) et son rôle ainsi que celui de son ami Jules m'a bluffé. L'autrice a su donner à chacun d'eux une fonction et un caractère qui fait que, bien que secondaires, ces personnages sont les clés de l'intrigue. 

Les chapitres m'ont paru assez courts mais l'action est présente et justifiée. Néanmoins, je regrette que Becca Fitzpatrick ne soit pas aller plus loin dans celle-ci : tout reste assez "soft", même lorsque Nora frôle la mort. Le style de l'autrice est fluide, même si les dialogues sont présents en quantité trop importante et c'est bien dommage. J'ai eu l'impression que ces derniers s'enchaînaient les uns à la suite des autres sans qu'ils ne viennent apporter un plus à l'histoire. Point positif : les raisonnements et interrogations de Nora sont retranscrits et permettent une meilleure identification au personnage.

L'intrigue n'est pas une exclusivité mondiale et ce n'est pas une de ces histoires qui vous marquent pour des années, mais elle mérite de nous tenir en haleine et de nous pousser à toujours vouloir en savoir plus. Les personnages sont tous attachants et singuliers, et bien que le couple soit un cliché déjà vu et revu, on ne peut que les aimer. Si la fin du tome semble présager un "et ils vécurent heureux pour toujours", les questions laissées en suspens nous poussent à acheter au plus vite la suite. Alors oui, Hush Hush est un bouquin que je recommande vivement, mais il ne faut pas s'attendre à quelque chose d'époustouflant.


Ma note : 7.5 / 10


« - Et en plus, tu sens bon, reprit Patch.
- Ça s'appelle «prendre une douche», répliquai-je sans tourner la tête.
Comme il ne répondait pas , je lui jetai un regard en coin.
- Tu sais : savon, shampoing, eau chaude.
- Toute nue. Oui, je connais le principe. »